Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire... (Jean 10 : 10) :

Je fus irrésistiblement entraîné à la mort sans même m'en rendre compte. Je voyais toute ma vie en rose, soutenue en tous points par Dieu, sans condition, ni frais, ni sacrifice... Mais c'était le voleur qui m'entraînait peu à peu hors de la bergerie. Il avait pour émissaire ce Curé, qui affichait toutes les apparences de la piété. Le voleur s'est saisi de moi à l'occasion de la révélation des noms des sorciers de ma famille. Ce fait m'avait convaincu que la vérité se trouvait dans ce Curé, cet homme de Dieu, comme tout le monde le croyait. Puisque le voleur s'était emparé de moi et m'avait entraîné hors de la bergerie, la conséquence fut que je commençai à éprouver de la répugnance envers l'idée de Dieu, de la messe, etc. Je me rendis de plus en plus rarement à la paroisse. Ayant été récupéré par les envoyés du Curé, je repris mes activités, en attendant d'être égorgé, c'est-à-dire en attendant que je parvienne à une étape où il ne me serait plus possible de dire non, ni de faire demi-tour, à cause des innombrables révélations reçues, de la facilité à franchir certains obstacles de la vie, du contrôle exercé sur les forces mystiques occultes, etc. La destruction intervient lorsque l'on signe un pacte avec le diable. Celui-ci imprime alors sa marque sur l'esprit de l'homme et prend le contrôle complet de sa nature. C'est à ce moment que l'on est voué à la destruction en enfer,en toute conscience.

# Posté le lundi 15 janvier 2007 10:21

Modifié le mardi 16 janvier 2007 18:14

Un traité méthodique de la Magie Pratique :

Un traité méthodique de la Magie Pratique :
Mon maître connaissait mon souci, celui d'en savoir toujours plus. Il me signifia donc un jour que nous devions passer du degré élémentaire au degré moyen. Ce jour-là, il me remit un gros livre intitulé "Traité méthodique de la Magie Pratique". Ce fut une ouverture supplémentaire dans le monde mystique occulte ! Ce livre contenait beaucoup de formules et de prières pour régler toutes sortes de problèmes de la vie, pour hypnotiser les gens, pour troubler la vision normale des choses chez l'homme, et pour faire certains petits miracles tels que :

transformer le sable en sucre, les feuilles de papier en billets de banque, les morceaux de feuilles d'arbre en lames de rasoir, fabriquer des oeufs et différentes autres choses.

Je fournissais de temps à autre des rasoirs à mon père, qui ne manquait pas d'être surpris en voyant des lames de rasoir toutes vertes, de la couleur des feuilles d'arbre utilisées. Toujours dans ce domaine, j'appris à invoquer divers types d'esprits qui habitaient sur les astres et les planètes. C'est ainsi que sur la lune habitent des esprits dont le rôle est d'exciter à l'amour. Sur Jupiter, il y a des esprits de division, dont le rôle est de donner des maladies, de semer la haine et la discorde, ou de fournir des esprits guerriers pour défendre leur protégé. Les esprits qui habitent sur la planète Mercure ont pour tâche de provoquer la luxure, et d'exciter tout ce qui plaît à l'oeil de l'homme. Les esprits du Soleil donnent aussi différentes maladies, notamment l'hydropisie, la migraine, etc.

# Posté le lundi 15 janvier 2007 10:48

Modifié le mardi 16 janvier 2007 18:26

MA VIE

MA VIE
Comment je fabriquais des billets de banque :

Je me contentais de tout mettre en pratique pour prouver réellement que j'étais devenu un homme au-dessus de tous les autres. J'étais à cause de cela d'un orgueil malin qui était très difficile à déceler. Je me fabriquais des billets de banque à partir d'un papier duplicateur, que je découpais à la grandeur des billets voulus. Je couvrais ensuite le paquet d'un mouchoir blanc, allumais deux bougies rouges, et récitais une certaine prière. Au bout de cinq minutes, j'obtenais les billets de banque. Mais j'étais tenu de les dépenser avant le coucher du soleil, quel que soit le montant fabriqué. Sinon, je risquais de tomber malade ou d'avoir un trouble mental momentané.

Comment je « faisais ma vie » :

Puisque j'étais maintenant ouvert sur le monde, je devais « faire ma vie », selon le terme vulgaire employé par tous les jeunes gens de notre génération. Or c'est Jésus-Christ qui est la Vie (Jean 14 : 6). Mais, pour moi, « faire ma vie » signifiait me lancer dans la débauche. J'utilisais d'autres prières pour séduire les filles. Après avoir exécuté quelques opérations magiques, il me suffisait d'écrire une lettre à la jeune fille de mon choix, quelles qu'aient été ses réticences antérieures, pour qu'elle cède à mes sollicitations. Car ma lettre était écrite après avoir prononcé une invocation mystique occulte. A d'autres moments, j'invoquais aussi l'un des esprits qui demeuraient d'habitude sur la lune, pour captiver l'esprit d'une jeune fille. Au bout d'un certain temps, sans même que je m'occupe d'elle, c'était la jeune fille qui se mettait à ma recherche. Car elle était manipulée par les esprits que j'avais invoqués sur elle, jusqu'à ce qu'elle tombe en mon pouvoir.


Comment je me débarrassais de mes conquêtes :

Lorsque je voulais me débarrasser d'une jeune fille ainsi séduite, il me suffisait d'accomplir une certaine cérémonie et de prononcer une invocation, pour que la passion de cette jeune fille s'éteigne comme le fer rouge s'éteint dans l'eau. La jeune fille ne pouvait alors plus jamais me poursuivre de ses assiduités. Il est intéressant de remarquer que cette invocation s'adressait à un esprit nommé Adonaï, c'est-à-dire l'un des noms du Seigneur dans la Bible. Mais ce n'était qu'une contrefaçon pour séduire.

Comment je calmais les problèmes :

Lorsque je me trouvais confronté à un problème grave, je récitais une autre prière, pour calmer les choses. Cette prière se faisait toujours à minuit. Je voyais alors le problème diminuer, jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Si c'était un problème qui avait été porté devant les tribunaux, je procédais de la même manière. Dès le lendemain, tous les juges, l'assistance et même les adversaires avaient changé d'opinion en ma faveur.

# Posté le lundi 15 janvier 2007 10:50

Modifié le mardi 16 janvier 2007 18:35

MOI et les autres

MOI et les autres
Comment je provoquais des divisions et des divorces :

Pour provoquer des divisions et des divorces, nous utilisions les esprits vivant sur la planète Jupiter. Lorsque ces esprits étaient envoyés dans un foyer, ils provoquaient de la mésentente, et ils poussaient l'un des conjoints à s'entêter à outrance, jusqu'à provoquer un divorce. De même, des amis auparavant intimes étaient poussés à se chamailler pour un rien et à se séparer.

Comment j'étais secouru dans les combats :

Pour avoir de la force, j'invoquais des esprits qui vivent sur le Soleil. Au moment opportun, je pouvais envoyer 10.000 esprits de ce type pour combattre à ma place. Il me suffisait d'assister, les bras croisés, à ce qui se passait. Mais, pour les spectateurs, c'était moi qui combattais. C'est le même phénomène qui est utilisé par certains pour des matchs de boxe, de catch, de karaté, etc. Tout ce que je viens de vous décrire n'est qu'un court extrait des exercices de magie pratique que j'avais appris dans ce livre.


L'oraison de Saint Charlemagne :


Il est d'abord frappant de voir dans ce titre la mention « Saint ». Nul n'ignore qui était Charlemagne. C'était un empereur, un homme de guerre, qui n'a servi Dieu en rien mais qui, aujourd'hui, est appelé « Saint ». C'est ainsi que j'aurai à démontrer que tous ceux que le monde appelle « saints » ne sont en réalité que des démons ! D'après la tradition, cette prière, gravée sur une pierre, aurait été trouvée par l'empereur Charlemagne dans la tombe de Jésus. C'est elle qui lui aurait donné la victoire sur tous ses adversaires. Nous utilisions cette prière pour lutter contre toutes les « influences diaboliques », contre les fétiches, et elle nous rendait invulnérables. Lorsqu'une femme éprouvait les douleurs de l'enfantement, nous allions auprès d'elle, et nous récitions trois fois cette prière. Les douleurs se calmaient jusqu'à ce qu'elle accouche. Pour guérir un malade, nous disposions le texte de la prière au chevet de son lit, et il guérissait très rapidement.

Pour savoir si un malade allait mourir ou s'il allait se rétablir, nous récitions la prière en tenant deux bouquets de fleurs dans les mains. Puis nous nous approchions du malade en tenant ces fleurs. Si le malade se mettait à rire, c'était le signe qu'il allait mourir. S'il pleurait, cela signifiait qu'il allait se rétablir. Une copie de cette prière était affichée dans le salon de la maison de mon père, pour protéger toute la maison et ses habitants contre tout sortilège. Je peux citer ici un événement qui est resté dans la mémoire de toute la famille. Un jour, un oncle paternel fit descendre par ses pratiques magiques la foudre sur notre maison, et il n'y eut aucune victime. Nous attribuâmes notre survie à la protection qui nous avait été assurée par cette prière. Il faut savoir que, dans notre ethnie, certaines personnes sont capables de faire tomber ainsi une foudre artificielle, destinée à tuer des personnes ou à détruire leurs biens.

# Posté le lundi 15 janvier 2007 10:53

Modifié le mardi 16 janvier 2007 18:44

SAUVETAGE

Comment j'ai sauvé un ami :

Vers le début de l'année 1972, j'avais un ami avec lequel je partageais mes peines et mes joies, sauf le secret de mes pouvoirs occultes. Un jour, les esprits me dirent que cet ami était déjà ensorcelé, et que sa mort était déjà décidée. Comme je l'aimais beaucoup, j'eus compassion de lui et je demandai à ces esprits s'il y avait un moyen de le sauver. Tout était possible, d'après eux, mais il fallait pour cela lui faire vivre la scène de sa mort, avant qu'il soit sauvé. Il me fut demandé de sortir avec lui un samedi soir, pour rentrer un peu tardivement à la maison. Ce jour-là, sur le chemin du retour, nous devions traverser un petit vallon avant d'arriver chez nous. Alors que nous étions encore de l'autre côté de la colline, nous vîmes au loin des gens qui entouraient un cadavre et qui pleuraient.

Nous nous approchâmes, en remarquant que cet attroupement se situait dans le vallon, et non au village. Soudain, nous remarquâmes que ce corps immobile était celui de mon ami, qui, pourtant, était vivant à mes côtés. Ayant vu cela, il fut saisi d'une grande frayeur et vint m'embrasser sous l'effet de l'émotion. Juste au même moment, nous vîmes, sur un arbre proche, un homme entièrement nu qui grimpait sur l'arbre en s'appuyant sur son postérieur. Après un examen attentif, nous reconnûmes en lui le chef coutumier de notre village. Il vit que nous l'avions reconnu, mais il ne voulut pas nous laisser aller. Il nous tendit un piège pour nous ravir la vie, par l'intermédiaire d'un démon qui nous attendait non loin de là. Etant en parfaite communication avec mes esprits, j'ai été immédiatement alerté du danger que nous courrions. Je leur ai demandé une protection immédiate. Nous avons alors vu un nain, qui portait un très gros paquet sur la tête. Nous l'avons évité de justesse, car c'est lui qui était chargé d'une mission contre nous. Son paquet contenait les esprits de toutes les personnes qui avaient été tuées par les sorciers du village, et il était leur chef suprême. Mon ami eut très peur de toutes ces choses que nous avions vues, et il ne lui fut pas possible d'aller passer la nuit ailleurs. Je l'emmenai dans ma case. Je passai toute la nuit à parler avec les esprits pour connaître l'étape finale de la délivrance de mon ami. Pour cela, je devais faire appel à un cousin maternel, car c'est lui qui cuisinait la chair des victimes de la sorcellerie. Je devais lui demander de restituer la chair de mon ami.

Le lendemain matin était un dimanche. Avant de me rendre à la messe de 9 heures, je fis appeler ce cousin pour avoir un entretien avec lui, mais il refusa énergiquement de reconnaître la vérité. Les esprits me dirent de le laisser partir, et de le rappeler à 18 heures, pour lui donner l'ordre de s'exécuter. En effet, à partir de 18 heures, tous les sorciers sont en parfait contact avec leur monde spirituel. Après cet entretien avec les démons, je me rendis à l'église pour servir la messe, et pour vaquer à toutes les activités des jeunes, ne sachant pas que je ne faisais plus partie des enfants de Dieu à cause de ces pratiques (Lév.20 : 6).


Le soir, à 18 heures, je convoquai encore mon cousin, mais cette fois avec une autre détermination. Je repris l'entretien du matin, mais le cousin niait toujours. Pour ne pas perdre plus de temps, j'ordonnai à son esprit de sorcellerie d'aller chercher la marmite où était préparée la chair de mon ami. Cet esprit partit, pendant que, physiquement, mon cousin faisait semblant de dormir. Cet esprit dut voler la marmite, car il n'avait pas été autorisé à faire disparaître la préparation qu'elle contenait. L'assemblée des sorciers se tenait à côté d'une carrière où l'on cassait des pierres. Lorsque l'esprit revint avec la marmite, il fit tomber des gouttes de sauce tout le long de la route qui menait à la carrière. Lorsque le cousin fit semblant de sortir de son sommeil, nous vîmes devant nous une marmite pleine de viande. J'appelai les esprits, qui vinrent remettre la chair, quoique déjà préparée, à son propriétaire, c'est-à-dire mon ami. Puis ils emportèrent la marmite.

Quelques minutes plus tard, ils revinrent me dire que de la sauce était tombée sur la route, et que toute personne qui toucherait cette sauce avec ses pieds devait mourir. Me voyant en quelque sorte responsable de la mort de tous les innocents qui iraient à la carrière, je demandai s'il y avait un moyen d'intervenir. Ils me promirent d'enlever toute la sauce de la route à 21 heures. A 21 heures, il y eut une forte pluie. Pendant ce temps, les esprits travaillèrent à enlever la sauce. Mais ils ôtèrent aussi toute la terre environnante qui, selon eux, était déjà empoisonnée. Leur travail provoqua la formation de très profonds ravins, à tel point que la route est restée impraticable jusqu'à ce jour. Ceci explique les problèmes que nous avons chaque jour sur nos routes. On répare aujourd'hui, mais deux semaines plus tard il y a encore des trous. La population critique ceux qui ont la responsabilité de construire les routes, mais ces personnes n'y sont pour rien.

Quand les magiciens et les sorciers travaillent, pendant toute la nuit, et lorsqu'ils veulent enlever ce qui pourrait causer un danger public, ils enlèvent même une partie de la chaussée, d'où à chaque fois des trous...

# Posté le lundi 15 janvier 2007 11:05

Modifié le mardi 16 janvier 2007 18:51