Vers cette époque, je dus me marier sur l'ordre du monde invisible. Dans ma maison se trouvait une grande armoire, qui contenait des millions de zaïres. Pour ne pas être tourmenté par ma femme, je lui consacrai un tiroir de l'armoire, où elle pouvait puiser autant d'argent qu'elle le voulait, sans même me demander mon avis. Même si elle avait tout vidé le soir, le lendemain matin le tiroir était toujours plein.
1 Jean 2 : 15-16 nous donne le conseil suivant : « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. »
Et pourtant, il y a même des enfants de Dieu qui sont tentés d'envier des pécheurs qui mènent grande vie, en croyant qu'ils sont eux-mêmes punis par Dieu. Or il nous suffit de nous réjouir de ce que le Seigneur nous donne, car Il sait la mesure utile de ce qu'il nous faut chaque jour.
Je reçois une nouvelle voiture :
Après cela, on me dit de passer au magasin de vente d'automobiles à KANANGA, jadis situé en face de la gare centrale, et nommé AFRICAUTOZAIRE. Je devais y prendre livraison de la voiture que j'avais demandée au monde invisible quelque temps auparavant. Je fixai rendez-vous à mon neveu pour qu'il m'y accompagne. Le jour fixé, un mardi matin, je rappelai à mon père que le moment était venu de lui offrir la voiture promise. Il n'accepta pas mon offre, mon neveu non plus. Mais nous nous rendîmes quand même sur les lieux. Lorsque nous arrivâmes, mon neveu fut très surpris de l'accueil chaleureux qui nous fut réservé : « Patron, vous êtes déjà là ! Votre voiture est prête, voulez-vous un chauffeur ? » Je leur répondis que je conduirais moi-même.
Or je n'avais jamais conduit de voiture de ma vie. Je me suis mis au volant, et j'ai invoqué le monde invisible pour recevoir la capacité de conduire. Ceci fait, j'invitai mon neveu à bord, et nous partîmes. A la maison, mon père n'en revenait pas... Dans mon quartier, tout le monde savait que c'était mon père qui avait commandé cette voiture, car il était commerçant reconnu. Quant à moi, j'étais homme d'affaires et étudiant.
